Avoir les bons réflexes : face au doute, ralentissez et vérifiez
La meilleure protection ne s'installe pas : c'est une habitude. Prendre le temps de vérifier, éviter les pièges du quotidien et savoir à qui demander de l'aide vous protègent mieux que n'importe quel logiciel. Ces réflexes demandent quelques secondes, sans aucune connaissance technique. Et si vous vous faites tout de même piéger, il existe toujours une marche à suivre, et des personnes pour vous aider.
Se méfier des Wi-Fi publics et savoir quoi éviter dessus
Dans un café, une gare ou un hôtel, le Wi-Fi gratuit est pratique, mais vous ne savez pas qui le gère. Un escroc peut créer un faux réseau au nom plausible et observer ce qui y passe. Sur un Wi-Fi public, évitez votre banque, vos achats et toute page où vous tapez un mot de passe. Préférez vos données mobiles ou le partage de connexion de votre téléphone, protégé par un mot de passe solide. Réservez ces opérations sensibles à votre réseau de la maison.
Sur un Wi-Fi public, évitez la banque et les achats, et utilisez plutôt vos données mobiles.
Pour aller plus loin
Voir aussi : Sécuriser sa box internet et son Wi-Fi à la maison
Ne pas brancher une clé USB inconnue ni ouvrir une pièce jointe inattendue
Une clé USB trouvée, offerte ou reçue par courrier peut contenir un programme malveillant qui s'installe dès qu'on la branche. Ne la branchez pas : confiez-la à quelqu'un de confiance ou jetez-la. Même prudence avec les pièces jointes. Une facture, un colis ou un document que vous n'attendiez pas doit éveiller le doute, même venant d'un contact connu dont le compte a pu être piraté. Ne l'ouvrez pas, et n'« activez » rien si le document vous le demande. Interrogez l'expéditeur par un autre moyen.
Ne branchez jamais une clé USB inconnue, et n'ouvrez pas une pièce jointe inattendue sans avoir interrogé l'expéditeur.
Voir aussi : Reconnaître un faux e-mail ou un faux SMS · Se désabonner des newsletters et listes publicitaires
Prendre le temps de vérifier avant d'agir quand on est pressé ou mis sous pression
Tous les escrocs utilisent la même arme : la pression. Ils inventent une urgence, une menace, un gain exceptionnel ou un secret à garder, pour que vous agissiez avant de réfléchir. Quand vous sentez le cœur s'accélérer, c'est le signal pour ralentir. Une demande sérieuse supporte toujours une vérification : dites « je vous rappelle », raccrochez, puis contactez l'organisme avec le numéro ou le site que vous connaissez. Demandez l'avis d'un proche. Personne de bien intentionné ne vous en voudra de prendre cinq minutes.
Dès qu'on vous presse, dites « je vous rappelle », coupez et vérifiez par un autre moyen.
Voir aussi : Ne pas réagir à chaud à un message qui énerve · Garder son calme face aux contenus qui choquent ou font peur
Signaler une arnaque (33700, Pharos, signal-spam)
Signaler une arnaque protège aussi les autres et aide les autorités à bloquer les numéros et les faux sites. Transférez gratuitement un SMS suspect au 33700 ; ce service permet aussi de signaler un appel indésirable. Pour un e-mail frauduleux, utilisez signal-spam.fr ou le bouton de signalement de votre messagerie. Un contenu illicite ou une escroquerie en ligne se signale sur la plateforme Pharos du gouvernement. Si vous avez perdu de l'argent, contactez aussitôt votre banque et déposez plainte. Réservez le signalement aux vrais spams, pas aux newsletters que vous avez demandées.
Transférez le SMS suspect au 33700 et signalez l'e-mail frauduleux sur signal-spam.fr, puis supprimez-les.
Voir aussi : Ne jamais donner un code reçu par SMS à quelqu'un qui appelle · Déjouer l'arnaque au faux conseiller bancaire · Réagir vite en cas de paiement frauduleux · Utiliser l'application de sa banque en toute sécurité
Savoir à qui demander de l'aide (cybermalveillance.gouv.fr, banque, proches)
Face à un problème, ne restez pas seul : demander de l'aide n'a rien de honteux. Pour un souci d'argent, appelez d'abord votre banque. Pour un ordinateur bloqué, un compte piraté ou une arnaque, le site cybermalveillance.gouv.fr pose quelques questions, vous guide et peut vous orienter vers un professionnel près de chez vous. Un proche de confiance est précieux aussi : montrez-lui le message avant de répondre. Méfiez-vous seulement de la personne qui vous appelle d'elle-même pour vous « aider » : c'est à vous de faire la démarche.
Ne restez pas seul : appelez votre banque, un proche de confiance, ou consultez cybermalveillance.gouv.fr.
Apprendre à un proche les réflexes de base
Vos proches sont des cibles aussi, et ils n'osent pas toujours en parler. Choisissez un moment calme et partez d'un vrai message douteux reçu, plutôt que d'un long discours. Trois réflexes suffisent : personne de sérieux ne demande un code ou un mot de passe ; l'urgence est un signal d'alarme ; en cas de doute, on raccroche et on rappelle soi-même. Rassurez plutôt que d'effrayer, ne jugez pas, et rappelez que se tromper arrive à tout le monde. Cela vaut aussi pour les petits-enfants.
Montrez trois réflexes simples à un proche à partir d'un vrai message reçu, et invitez-le à demander avant d'agir.
Pour aller plus loin
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